Retour sur la hutte primitive

Dessinée par l’agence Taylor Smyth de Toronto, la Hutte du Crépuscule est une véritable leçon d’architecture intégrée et compacte… naturellement séduisante.

C’est une petite hutte, bâtie à quelques mètres seulement d’un gros chalet, posté sur les bords du lac Simcoe, en Ontario au Canada. Erigée dans l’esprit d’une retraite solitaire, la Hutte, dessinée par l’agence canadienne Taylor Smyth, a tout de l’esprit de celle que l’Abbé Laugier décrivait déjà dans son traité d’architecture au XVIIIe siècle. Démunie des apparats du luxe pour restreindre le confort à la plus austère simplicité, la Hutte s’immisce dans son environnement comme une main dans son gant.

Pourtant, sous ses aspects de rusticité naturelle, la Hutte du Crépuscule cache aussi un projet millimétré d’architecture. Parée de trois murs entiers de verre, elle est couverte sur deux façades d’écrans de lattes horizontales en bois de cèdre, qui la protègent subtilement des rayons du soleil et des regards indiscrets. Une ouverture, placée judicieusement sur cet écran, permet à l’hôte de la Hutte de contempler de son lit, les différentes étapes du coucher du soleil.

À l’intérieur, seul un contreplaqué de bouleau vient habiller l’unique paroi opaque de l’espace, dans lequel ont été insérés des placards et autres rangements. Dehors, un toit végétal permet l’intégration parfaite de la Hutte, qui devient alors impeccablement invisible aux curieux observant le paysage.

Préfabriquée puis démontée sur son lieu de production, la Hutte a été entièrement remontée en moins de dix jours sur son site d’accueil.

 

www.taylorsmyth.com