Sur le littoral danois, le studio norvégien Viktor Sørless a imaginé un projet singulier : la Dune House. La résidence, en porte-à-faux, se tourne vers tous les points cardinaux pour offrir à son propriétaire une expérience unique, amplifiée par l’utilisation maximale de la matière lumière. Regards.

Basé à Oslo et à Hambourg, le studio norvégien Viktor Sørless crée des projets saisissants de multiples éléments, au-delà du simple geste architectural. « Exploration des aspects doubles de la corporalité, étude des frontières entre intérieur et extérieur, essence métaphorique des objets, substance poétique d’un lieu, etc. » L’autre donnée capitale, c’est le travail sur la qualité de la lumière, une lumière considérée comme « un matériau sculptural pouvant influencer ou affecter la perception ». « La lumière est une histoire d’ombres. Cette dualité reflète la nature ambivalente de l’existence humaine. Sculpter la lumière signifie montrer et cacher, révéler et couvrir », ajoute le studio.

Cette philosophie, Viktor Sørless la déploie dans tous ses projets, et la Dune House évoque toutes ces idées à la fois. « Cette maison contemporaine unique a été pensée pour un cinéphile, raconte le studio. Elle s’inspire du film The Gost Writer du réalisateur Roman Polanski. » Rassurez-vous, le thriller psychologique n’est pas le sujet…

Pour cet opus – en cours de construction –, situé dans la ville de Hvide Sande au milieu de Holmsland Klit, langue de terre séparant le fjord de la mer, il s’agissait de concevoir une maison d’été, postée en porte-à-faux sur les hauteurs de la côte danoise. Avec des vues dégagées sur les superbes paysages environnants, accentuées par la position surélevée de la demeure. Optimiser les panoramas n’était pas la seule raison. Ressentir le vent dans ces dunes et contempler la nature en solitaire était tout aussi important pour le client considérant cette expérience comme apaisante.

La Dune House a été dessinée en forme de croix. On y pénètre par une entrée centrale avec un ascenseur menant aux espaces habitables orientés selon les quatre directions cardinales. Si ces dernières ont guidé le projet, le traitement de la lumière, créatrice d’ambiances, fut majeur. Toujours selon cette nécessité de sculpter cette matière. Aussi, la résidence se pare de grandes fenêtres, obstruées si besoin par des rideaux gérant l’apport de lumière et servant également à créer du mouvement les jours de plein vent. Pour empêcher les reflets, la maison s’entoure de murs d’argile cohabitant harmonieusement avec la terre… Un matériau qui a par ailleurs été sélectionné pour ses qualités écologiques. Parce que la durabilité des constructions est l’une des autres préoccupations du studio norvégien.

Images: © Bloomimages

www.viktorsorless.com

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