À Méribel, le groupe Maisons Pariente a inauguré cet hiver son hôtel Le Coucou 5*, dont le design, signé par l’architecte d’intérieur français Pierre Yovanovitch, revisite les codes de la montagne autrement… Visite de ce nouveau havre de quiétude séduisant, en dialogue avec la nature.

La situation. Si le nouvel hôtel de la famille Pariente, sur les hauteurs du Belvédère au pied du Rond-Point des pistes, ne jouit pas du cœur de la station à pied – des navettes de l’établissement vous y conduisent aisément en quelques minutes –, il profite directement du domaine skiable de Méribel et des Trois-Vallées. Les pistes sont directement accessibles depuis l’hôtel et son ski room chic, pensé comme une boutique-lounge, avec un service personnalisé. Parfaitement intégré dans le paysage, l’hôtel sur dix niveaux épouse la pente et rappelle un immense chalet à l’architecture traditionnelle. Il se tourne résolument vers les cimes et propose des panoramas à couper le souffle…

Les chambres et suites. Les points de vue en effet ont été travaillés comme de véritables tableaux naturels. Chacune des 55 chambres – dont 39 suites – bénéficie d’un panorama superbe sur la montagne – même les plus petites – ; les zones communes aussi. Particulièrement chaleureuses, les chambres et suites, toutes différentes, conjuguent bois, velours, belles matières, teinte terracotta, mobilier sur mesure, détails design, salle de bains en pierre… Connectés à l’hôtel, deux chalets aux généreuses proportions, pourvus d’un service 5*, promettent une expérience de luxe ultime. Chaque habitation enferme 4 chambres, 4 salles de bains, un cuisine, un salon, une piscine et un spa privatifs.

Le design. Signé Pierre Yovanovitch, le design brille par son raffinement, ses détails inouïs, partout, sa contemporanéité, ses surprises… La première apparaît dès l’arrivée dans le lobby. L’architecte d’intérieur – qui a eu carte blanche et dix-huit mois seulement pour penser les 12 000 m2 de l’hôtel – nous immerge dans un monde à part et onirique. Avec sa double hauteur, ses bancs en bois et velours formant un cercle, sa fresque aux tonalités fortes réalisée par l’artiste Matthieu Cossé représentant des chouettes, son lustre dessiné par l’architecte d’intérieur suggérant le nid d’un coucou, l’entrée impose sa majesté et sa singularité. « J’ai ensuite créé des moments très distincts pour le restaurant Beefbar, le bar plus foncé, le restaurant italien plus « old style », le spa et les chambres, assez différentes, toutes relativement grandes… » « Ma famille avait un chalet dans les Alpes du Sud, poursuit Pierre Yovanovitch. J’ai réinterprété de manière plus contemporaine mes souvenirs d’enfance à la montagne, à travers, par exemple, ces grandes tables en bois dans le restaurant avec des incrustations de céramique. Mais dans cette évocation des codes alpins, j’avais envie de couleurs, de matières, de retranscrire quelque chose de plus léger et de plus joyeux. » Meubles chinés, pièces iconiques de l’architecte d’intérieur – comme les fauteuils Oops et Mad –, et ses propres créations se marient à l’unisson. Précisons que pour l’hôtel, il a dessiné 230 meubles en moins de deux ans ! « C’est du délire ! », s’amuse-t-il. Mais cette prouesse confère un vrai supplément d’âme au décor et nous émerveille, à l’image de ses meubles avec des pieds imitant des pattes d’oiseau, des patères aux allures de chouettes, des suspensions de verre givrées évoquant la fonte d’un glaçon, des petites poignées « glaçons » des commodes, etc. Autres interventions d’artistes, d’artisans, présence de nombreuses œuvres d’art contemporain, issues de la collection de la famille Pariente ou sélectionnées par Amélie du Chalard, participent également à la beauté et à l’harmonie des espaces.

Côté gourmandise. Le Coucou compte deux restaurants, dont les concepts ont été spécialement développés par Riccardo Giraudi : Le Beefbar avec terrasse et le Biancaneve. Si le premier propose notamment des viandes d’exception, le second – où l’on déguste aussi le succulent petit-déjeuner – nous régale avec ses spécialités italiennes raffinées. Au bar, où l’on se délecte de délicieux cocktails à l’heure de l’apéritif, on adore les crêpes toutes chaudes, servies à 16 h pour le retour des pistes !

Le spa. Une invitation au relâchement total dans un décor adapté par Pierre Yovanovitch et magnifié par un beau mobilier, des arcades bordant la piscine intérieure… Dans l’alignement de la piscine, un bassin extérieur offre une reconnexion à la nature. Le spa de 450 m2 dispose également d’un espace fitness, d’un sauna, d’un hammam, d’un jacuzzi et les soins bio exclusifs et pointus Tata Harper y sont prodigués. Avec un coup de cœur pour le soin visage Signature Le Coucou qui revigore, hydrate et protège la peau.

Un hôtel « kids friendly ». Kids club de 4 à 9 ans et Teens Lab à partir de 10 ans vont ravir vos enfants. Le Coucou a confié ces espaces à la compagnie Petit VIP, spécialisée dans la conception d’exception d’univers féeriques pour les enfants, avec des activités menées par des animateurs diplômés.

L’ambiance. La convivialité et la bonne humeur priment ! Ces qualités sont insufflées, en premier lieu, par Leslie et Kimberley, les deux filles souriantes et dynamiques de Patrick Pariente. Le trio, à la tête de Maisons Pariente, groupe spécialisé dans l’hôtellerie de luxe, a créé un établissement de montagne unique, associant décontraction, générosité, sens de l’hospitalité, bienveillance et cette fameuse convivialité que le personnel traduit à merveille ! Le service demeure impeccable, digne d’un établissement 5*, en phase avec notre époque et pensé comme une maison de famille.

Texte : Delphine Després

Photos : © Jérome Galland

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