Contraste et dialogue

Le studio néo-zélandais Herbst Architects signe, près d’Auckland, la réalisation d’une extension d’une demeure existante, formée par deux nouveaux pavillons. Tout en créant un mariage harmonieux entre passé et présent et en conférant cohérence et clarté à la propriété.

Nicola et Lance Herbst sont deux architectes qui maîtrisent l’art d’intégrer des maisons dans leur environnement. Après leurs études et quelques années de travaux en Afrique du Sud, c’est en Nouvelle-Zélande qu’ils décident, en 2000, d’ouvrir leur agence d’architecture. À leur actif, ils comptent nombre de réalisations de résidences privées sublimes qui répondent toutes à leur perpétuelle préoccupation : « Proposer la meilleure façon de vivre tout en connectant les habitants aux paysages de la Nouvelle-Zélande et à son climat. »

Pour la Clevedon House, près d’Auckland, il s’agissait de réfléchir à la construction de deux pavillons qui seraient parfaitement reliés à la maison principale existante et traditionnelle, en pierre et en forme de H. Et de réussir à insérer le tout dans cette vaste propriété située au sommet d’une colline.

Le premier pavillon abrite un pool house, et le second, un garage, un bureau et une pièce de stockage. En opposition au bâtiment massif d’origine, et pour équilibrer et alléger l’ensemble, chaque nouvelle structure au toit plat utilise le même vocabulaire architectural : des écrans de cèdres ajourés et mobiles cachent les façades et filtrent ou non la lumière du soleil selon les besoins.

Le pool house prolonge la piscine, séparée du court de tennis par un mur en gabion. Animée par un puits de lumière zénithale, sous lequel trône la suspension Random de Bertjan Pot (Moooi), et meublée avec une table de salle à manger et des canapés intégrés, la petite structure très ouverte sur l’extérieur offre de nouveaux scénarios de vie à la famille.

L’autre pavillon en revanche fait littéralement face à la maison principale et a permis d’instaurer une douce transition entre le dedans et le dehors. Les deux bâtiments sont en effet reliés par deux passerelles extérieures ouvertes et coiffées de bois. Ainsi, l’espace extérieur de l’entrée demeure désormais enfermé dans une cour entre les deux bâtiments, ancrant davantage le bâti au site. Majestueux, l’espace central ombragé de ce pavillon – dont le plafond percé permet à la nature d’exercer ses droits – dessert d’un côté l’abri pour les véhicules, de l’autre, un espace de stockage et un bureau en cèdre qui bénéficie d’une vue spectaculaire sur le paysage.

© Lance Herbst et Simon Devitt

http://herbstarchitects.co.nz


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