Avec ses extraordinaires toiles hyper-réalistes, Mitch Griffiths plonge le spectateur dans une vision au vitriol du vingt et unième siècle et de ses travers.

Au cœur de cette œuvre à la noirceur revendiqué, les questions d’identité et d’inclusion, d’obsolescence et de conflit sont omniprésentes. Autodidacte, Griffith a fait le choix de l’hyper-réalisme pour mieux donner corps à ces notions qui promettent de hanter le spectateur, et donnent à ses œuvres un caractère à la fois familier et déconcertant. « Beaucoup disent que mes toiles sont photo-réalistes, mais ce n’est pas ce que j’essaie de réaliser. J’essaie de faire entrer le spectateur dans ma réalité». Une réalité complexe tant sur le plan idéologique et pictural, qui se nourrit des canons de peinture représentative des grands maîtres classiques pour dresser minutieusement et avec un réalisme époustouflant, l’inventaire des perversions d’une société consumériste consommée par la consommation lui-même, et d’une civilisation occidentale de plus en plus enfermée dans le nationalisme et la recherche effrénée de célébrité. Avec une approche initiale étonnamment libre, Griffiths travaille une forme très directe et riche en symboles, qui emporte le spectateur dans un univers complexe, à la fois complètement fantasmé et terriblement réél.